Comment puis-je contribuer à la lutte contre la pollution de l’air ?
Privilégier la marche et le vélo pour les petits trajets
Les études menées conjointement par l’INRETS en France, le TÜV Rheinland en Allemagne et le TRL en Grande-Bretagne montrent qu’une fois sur deux les Européens prennent leur voiture pour faire moins de 3 km, une fois sur quatre pour faire moins de 1 km et une fois sur huit moins de 500 m, recherche d’une place de stationnement comprise ! Ces petits trajets, généralement en ville moteur froid, engendrent une consommation forte et une pollution forte. On peut évaluer qu’en France les trajets en voiture < 1 km consomment 0,7 Mtep/an et émettent 0,4 Mt/an de polluants divers (CO, COV, NOx). Ceux inférieurs à 3 km consomment 2,5 Mtep/an et émettent de l’ordre de 1,1 Mt/an de polluants divers.
Pour les trajets courts, je n’utilise pas ma voiture,
mais je marche, j’utilise ma bicyclette ou je prends les transports en commun.
Privilégier les transports en commun ou le covoiturage pour les déplacements domicile-travail
Les différents modes de transport ont des performances en matière de consommation et d’émissions très différentes : pour ce qui concerne l’énergie, un rapport de l’ordre de 2 à 2,5 existe entre les transports par voiture particulière et les transports publics, qu’il s’agisse des transports en ville ou des transports interurbains. En matière d’émissions on constate également de fortes différences : un voyageur prenant sa voiture engendrera en moyenne l’émission de 2 fois plus de CO², 28 fois plus de CO, 19 fois plus d’hydrocarbures imbrûlés au kilomètre parcouru que s’il prend le bus. Ces écarts sont encore plus importants lorsqu’on considère les heures de pointe où le coefficient de remplissage des bus est plus élevé .... et où nombre d’automobilistes sont seuls au volant !
Pour me rendre à mon lieu de travail, je prends les transports en commun ; à défaut je cherche à développer et adopter le système du covoiturage.
La conduite en souplesse
Une conduite agressive caractérisée par des accélérations et des freinages brusques entraîne un accroissement de la consommation de 20 %, voire même de 40 % en ville (soit 4 l/100 km), ainsi qu’une augmentation des émissions d’hydrocarbures et de monoxyde de carbone.
Une conduite mal adaptée se traduit par une surconsommation pouvant atteindre 30 % (3 l/100 km) pour une utilisation du moteur à haut régime, et à une augmentation des émissions d’hydrocarbures et de monoxyde de carbone.
A l’inverse, le respect de la limitation de vitesse en circulation routière et autoroutière conduit à des gains de l’ordre de 3,5% sur la consommation et le CO², de l’ordre de 4,5% sur les NOx, de 7,5% sur les particules et de 1,5% sur le CO.
Je roule "Patte de Velours" en adoptant l’éco-conduite [1]
et je respecte les limitations de vitesse
Une utilisation modérée de la climatisation
La surconsommation moyenne des voitures avec climatisation en marche est actuellement de l’ordre de 20%. En se basant sur un fonctionnement le tiers du temps d’utilisation du véhicule, cela nous conduit à une surconsommation moyenne annuelle de 7%. Les répercussions sur les émissions sont variables d’un modèle à l’autre, on peut cependant noter une très sensible augmentation des polluants réglementés en cycle urbain et particulièrement l’accentuation des NOx (+ 30%) et des particules sur les véhicules diesel. La climatisation, utilisée en particulier lors de périodes de forte chaleur favorables au pic d’ozone, contribue à amplifier les phénomènes de pollution urbaine.
Je n’utilise la climatisation que lorsque cela est vraiment nécessaire.
Réglage et entretien du véhicule
La qualité de l’entretien du véhicule est également important. Un moteur mal réglé entraîne une surconsommation de l’ordre de 50% en moyenne sur tous parcours, soit plus de 4 l /100 km, ainsi qu’une augmentation des HC et CO et une diminution des NOx. La surconsommation imputable à l’utilisation d’une huile trop visqueuse est de l’ordre de 1 à 3 % en ville. Celle liée à l’utilisation de pneumatiques sous gonflés est d’environ 3 % pour un manque de pression de 0,3 bar. Enfin, une galerie ou des barres de toit entraînent une surconsommation comprise entre 10 % (vide) et 15 % (avec charge) à 120 km/h (soit 1 l/100 km).
J’entretiens mon véhicule en faisant une fois par an les différents réglages
nécessaires à son bon fonctionnement
Une utilisation prioritaire des véhicules les plus récents
L’examen de la répartition des circulations en ville montre que 62 % de la circulation générée en ville est réalisée par des véhicules ne disposant pas de la pastille verte et 30 % par ceux qui en disposent (les 8% restants se répartissent entre parc exempté (utilitaires) et parc pour lequel on n’a pas pu conclure (imprécis).
Si je dispose de deux véhicules, j’utilise de préférence le véhicule le plus récent
ou celui qui dispose de la pastille verte
Professionnels du transport propre.
Chef de parc, responsable d’un service public ou d’une entreprise disposant d’une flotte de véhicule, je suis au coeur de décisions importantes pour le futur.
En étant vigilant, documenté sur tout ce qui touche aux transports propres, je suis à même de démontrer à mes acheteurs qu’un investissement sur des véhicules propres est un plus pour notre organisation.
Je participe directement à l’évolution des parcs vers moins de gaspillage et moins de pollution.
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