Pour surmonter la paralysie des constructions de centrales électriques, le ministre des activités productives, Antonio Marzano, a annoncé que d’ici à la fin de l’année 2004 l’Italie aura à disposition 5000 MW de plus, par le biais de nouvelles installations.
Selon ses termes, les centrales devraient être construites en donnant la priorité aux sites ou se trouvent déjà des établissements industriels qui comptent un déficit énergétique.
Certaines régions sont en effet à haut risque, comme la Campanie, riche en activités industrielles mais sans centrale importante. Avec l’augmentation des consommations, même une région depuis toujours exportatrice de kWh, comme la Vénétie, n’est aujourd’hui plus autosuffisante.
Mais le lancement de nouvelles centrales est souvent paralysé par les protestations locales. Apres le "non" au nucléaire avec le referendum de 1987, suite aux contestations contre les centrales à haut rendement et faible impact, maintenant les petites centrales alimentées avec des sources renouvelables sont également contestées pour des motifs environnementaux.
L’Italie devrait-elle donc miser sur des énergies alternatives telles que l’énergie géothermique ou l’énergie éolienne ? Le pays dispose en effet seulement de 800 MW éolien, contre 19000 en Allemagne et 5000 en Espagne.
D’après Il Sole 24 Ore du 28/01/2004
BE Italie 17 - Ambassade de France à Rome
Rédacteur : Nicolas Perna à Rome
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