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Accueil du site > Magazine > Archives > 2003 > Janvier 2003 > Economie_Finance > Fiat - Berlusconi monte au créneau, Colaninno serait intéressé
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![]() Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a déclaré lundi que l’intérêt de General Motors à racheter Fiat Auto avait diminué, mais que des hommes d’affaires italiens étaient de plus en plus intéressés à investir dans le groupe.
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Selon La Repubblica, l’homme d’affaires italien Roberto Colaninno, artisan d’une offre de rachat de Telecom Italia en 1999, prépare un plan de sauvetage de huit milliards d’euros en faveur de Fiat. D’autre part, un bloc d’actions représentant 2,1% du capital ordinaire de Fiat a été négocié en Bourse de Milan au prix unitaire de 9,97 euros, soit une prime de 28% au-dessus du dernier cours. "Avec la baisse d’intérêt de General Motors, le gouvernement italien espère susciter l’intérêt d’autres entreprises italiennes", a déclaré Berlusconi en réponse à une question lors de sa conférence de presse de fin d’année. Il n’a pas précisé de quelle manière il avait tiré de telles conclusions concernant les intentions de GM pour Fiat. Un porte-parole du groupe de Détroit s’est refusé à tout commentaire. Fiat avait échangé 20% de Fiat Auto contre une participation de 6% dans GM en 2000 et il possède une option de vente des 80% de sa filiale d’automobile au géant américain à partir de 2004. Selon le site web de La Repubblica, qui dit tenir ses informations de banques d’affaires, l’option en question pourrait être annulée. Les banques créancières de Fiat considèrent le plan comme une solution possible et les syndicats pourraient accepter d’abandonner l’idée d’une reprise de Fiat Auto par GM, précise le journal italien. INJECTION DE CASH DANS FIAT AUTO Le projet de Colaninno évoqué par le quotidien italien prévoit d’injecter des liquidités dans Fiat Auto, en utilisant les recettes de la cession de la filiale d’aviation du groupe Fiat Avio et de la division d’assurance Toro (NYSE : TTC - actualité) .Un porte-parole de Colaninno s’est refusé à tout commentaire. Le groupe turinois, premier employeur privé italien, peine à faire renouer sa filiale automobile avec les bénéfices. Fiat s’attend à ce que sa filiale automobile accuse une perte d’exploitation de 1,2 milliard d’euros cette année. Berlusconi a estimé que l’Etat pourrait être appelé à aider Fiat , mais qu’il respecterait la législation européenne le cas échéant. "Si cela devient nécessaire, il pourrait être fait appel à l’Etat pour de nouvelles interventions (dans Fiat), mais seulement en conformité avec la législation européenne", a déclaré Berlusconi lors de sa conférence de presse de fin d’année. L’Union européenne encadre de manière draconienne les aides publiques accordées aux entreprises pour éviter les subventions illégales. Le gouvernement a participé avec le groupe et ses syndicats d’ouvriers aux discussions destinées à assouplir un plan de redressement comprenant plus de 8.000 suppressions d’emplois. Fin 2001, le groupe Fiat employait près de 199.000 personnes contre environ 224.000 fin 2000. Berlusconi a également déclaré espérer que la famille Agnelli, qui détient une participation de contrôle dans le groupe Fiat, dégagerait du capital pour investir dans Fiat Auto. "J’espère que la famille Agnelli décidera d’investir plus de capitaux dans Fiat Auto et de l’aider à continuer, même s’ils le font par le biais de la cession d’autres actifs", a ajouté Berlusconi. CRAINTE D’UN DEMANTELEMENT Selon La Repubblica, les membres de la famille fondatrice Agnelli demeureront les principaux actionnaires par le biais de leurs holdings, mais Colaninno deviendra le principal investisseur et gestionnaire du groupe, dont le but est de créer un cercle d’actionnaires de contrôle à terme. Colaninno avait racheté Telecom Italia en 1999 avant d’en être éjecté en 2001. Depuis un moment déjà, on lui prête l’intention de chercher à revenir aux premières lignes du monde des affaires en Italie, notamment par la création d’un nouveau véhicule d’investissement. Mais Umberto Agnelli, patron des holdings familiales des Agnelli, craint un démantèlement du groupe et Colaninno est prêt à signer un accord concernant d’éventuelles cessions à venir. L’action Fiat a plongé à des plus bas de 20 ans à cause de l’incapacité du groupe à redresser les ventes de Fiat Auto et de la lenteur de ses progrès pour céder des actifs afin de réduire sa dette. La semaine dernière, l’agence de notation Moody’s a abaissé sa notation sur la dette de Fiat au rang de "junk bond" (obligation pourrie). Le titre a clôturé en hausse de 0,8% à 7,76 euros en Bourse de Milan. L’opération sur le bloc d’actions propulsé le titre ordinaire à un plus haut du jour de 7,84 euros, alors qu’il avait auparavant touché un nouveau plus bas en près de 20 ans de 7,55. Un porte-parole du groupe industriel turinois s’est refusé à tout commentaire sur l’échange de bloc. Plusieurs traders ont dit ignorer qui était derrière l’opération, mais selon une autre source, il s’agirait peut-être d’un transfert comptable entre sociétés du groupe Fiat. Toro, la branche assurance de Fiat, détient 2,1% du capital ordinaire du groupe, a-t-on souligné. "Un prix tellement disproportionné au cours de Bourse semble répondre à des considérations comptables et renforce l’impression qu’il s’agit d’une opération interne", a dit cette source. Recherches apparentées :
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Rédacteur :
François Deoun
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19 mai à 12h53
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