La grève a commencé à 13h00 locales (04h00 GMT) chez le plus grand constructeur automobile du pays, Hyundai Motor, et sur 65 autres lieux de travail, à l’appel de la Confédération coréenne des syndicats (KCTU), qui craint qu’un projet de réduction de travail ne réduise dans le même temps les revenus salariés.
"Nous ignorons combien de temps la grève durera, mais nous lutterons jusqu’à ce que le gouvernement accepte nos revendications", a déclaré un porte-parole de cette centrale.
Parmi les compagnies touchées figurent, outre Hyundai Motor, Kia Motors, Ssangyong Motor et Kumho Tire, et, déclarent les syndicalistes, le mouvement social pourrait s’étendre dans les jours à venir.
Le syndicat KCTU veut empêcher un amendement qui ramènerait la durée de la semaine de travail de 44 à 40 heures, réparties sur cinq jours et non plus sur cinq jours et demi. La KCTU accuse le gouvernement, en voulant supprimer le travail du samedi matin, de vouloir le compenser par une réduction du nombre de jours fériés.
D’autre part, 600 fonctionnaires grévistes sud-coréens ont été arrêtés dans la nuit de lundi à mardi au lendemain d’une grève observées par quelque 15.000 membres de la fonction publique. Les fonctionnaires grévistes réclament par ailleurs une amélioration de leurs conditions de travail et la reconnaissance d’un syndicat du secteur public.
Le ministre du Travail, Bang Yong-seok, a averti lundi que le gouvernement, qui n’autorise pas les fonctionnaires à se syndiquer, prendrait des mesures sévères contre les grévistes.