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Accueil du site > Magazine > Archives > 2003 > Février 2003 > Economie_Finance > L’idée d’une scission de Fiat Auto gagne du terrain
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![]() Par Christian Plumb
L’idée d’une scission de l’activité automobile déficitaire de Fiat (Milan : FIA.MI - actualité) gagne du terrain, écrit ce week-end la presse italienne, mais la question du financement de la filiale si elle était amenée à voler de ses propres ailes est encore loin d’être résolue.
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Le rôle que pourrait jouer dans une telle scission le constructeur automobile américain General Motors (NYSE : GM - actualité) , le numéro un mondial qui possède 20% de Fiat Auto, reste vague, tout comme la provenance des fonds évalués à cinq milliards d’euros dont la division auto du groupe industriel Fiat a besoin pour rester viable à l’issue d’un telle séparation. Des sources bancaires ont déclaré vendredi à Reuters que les banques créancières de Fiat étaient ouvertes à des modifications du plan de redressement conclu avec le groupe, si ce dernier le propose. Ces sources ont ajouté que les banques avaient abordé ce jour-là le sujet de la scission. Des quotidiens ont écrit pour leur part que la banque d’affaires Lazard, partenaire du principal créancier de Fiat, Banca Intesa (Milan : BIN.MI - actualité) , planchait actuellement sur le dossier. Le groupe industriel Fiat, qui contrôle également le constructeur de poids lourds Iveco et l’assureur Toro (NYSE : TTC - actualité) , parmi d’autres activités, a opposé un démenti officiel aux projets de scission, mais une source proche du groupe n’a pas écarté vendredi la possibilité d’échaffauder un tel projet. LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE FIAT AVANCÉ À FIN JANVIER Fiat Auto, dont on attend qu’elle ait enregistré en 2002 une perte d’exploitation de l’ordre de 1,2 milliard d’euros, a dévoilé l’an dernier un plan de restructuration drastique, considéré comme celui de la dernière chance mais qui a soulevé un tollé dans la classe plitique italienne, notamment parce qu’il passe par la suppression de milliers d’emplois. Le ministre italien de l’Industrie, Antonio Marzano, a déclaré samedi que Fiat devait poursuivre son plan initial, mais qu’il lui fallait garder à l’esprit que des modifications éventuelles étaient possibles en cours de route. "Je pense que (Fiat) doit mettre son plan en action parce que si nous continuer à parler avec des "si" et des "mais", les choses ne feront qu’empirer", a-t-il dit, selon des propos cités par l’agence de presse Ansa. Aux yeux des analystes, une scission entre Fiat Auto et sa maison-mère pourrait augurer d’un apport de capital frais pour la filiale, d’une plus grande transparence dans l’activité auto et d’une redéfinition des responsabilités des banques. Selon la presse, une partie des fonds pourrait provenir de cessions d’actifs, une autre partie de GM, des Agnelli, la famille fondatrice de Fiat, de nouveaux actionnaires et d’une introduction en Bourse de Fiat Auto. Le quotidien financier italien a ajouté samedi que les banques conseil de Fiat, Merrill Lynch (NYSE : MER - actualité) et Goldman Sachs (NYSE : GS - actualité) , avaient pris contact avec GM au sujet d’une scission éventuelle. Fiat possède une option pour vendre au géant américain, à partir de l’an prochain, les 80% de Fiat Auto que GM ne possède pas encore. Le titre Fiat s’est envolé de 17% depuis le début de l’année à l’idée d’un plan de sauvetage, notamment celui proposé par l’homme d’affaires Roberto Colaninno à qui l’on doit déjà l’OPA sur Telecom Italia (Milan : TIT.MI - actualité) en 1999. Colaninno a fait savoir qu’il présenterait les grandes lignes de son plan aux administrateurs de Fiat d’ici la fin de la semaine prochaine, mais les banques du groupe risquent de n’y être pas particulièrement favorables. L’action Fiat a terminé vendredi à 9,06 euros. Les quotidiens Il Sole et la Repubblica ont écrit de leur côté samedi que Colaninno était prêt à amender son projet, conçu à l’origine pour l’ensemble du groupe Fiat, pour le destiner à la seule division automobile. Le conseil d’administration de Fiat pourrait se réunir plus tôt que prévu, d’ici la fin du mois, pour discuter de la scission. Le groupe Fiat a reçu par ailleurs une bonne nouvelle vendredi soir, lorsque le gouvernement italien a accepté d’étendre à la fin mars des avantages économiques pour le groupe. Recherches apparentées :
Recherches constructeurs :
Rédacteur :
François Deoun
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20 mai à 12h53
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