Le fort ensoleillement associée à la température élevée provoquent une augmentation du taux de pollution à l’ozone. Michel Aubier, chef de service de pneumologie à l’hôpital Bichat Claude Bernard à Paris souligne que cette pollution est dangereuse pour les personnes à risques. Selon lui, « le taux de morbidité augmente en cette période de canicule ».
Selon Airparif, le seuil de pollution à l’ozone supérieur à 180 microgrammes par mètre cube en moyenne horaire est atteint depuis cinq jours dans plusieurs grandes villes. Heureusement, il ne s’agit cependant pas du seuil d’alerte de 360 microgrammes par mètre cube, pour lequel malgré les recommandations des préfets, les moyens de lutte restent peu efficace. « Une diminution de la circulation automobile de moins de 10 % serait inefficace pour faire diminuer ce taux d’ozone dans l’air », déclare Michel Aubier. Pour faire descendre ce taux en dessous de la dangerosité, « il faudrait interrompre la circulation automobile et ce, pendant plusieurs jours pour constater une amélioration de la qualité de l’air ».
Le médecin souhaite cependant éviter le catastrophisme : « l’ozone est naturel dans les forêts où le taux est beaucoup plus important que dans les villes ». Michel Aubier explique même que l’ozone est produit naturellement par certaines espèces végétales. Mais ce gaz présent dans les grandes villes découle, lui, de la réaction des particules polluantes issues de l’automobile ou des industries sous l’effet du soleil.
Les conséquences sur la santé d’une pollution à l’ozone sont multiples : une augmentation des crises d’asthme chez les personnes atteintes, une augmentation des infections respiratoires chez les sujets sensibles comme les enfants, les personnes âgées. Michel Aubier ajoute enfin qu’une pollution à l’ozone n’est pas plus important que d’autres types de pollutions comme l’oxyde d’azote ou le monoxyde de carbone. Elle entraîne les mêmes conséquences néfastes pour l’organisme : toux, infection nasale ou oculaire.
Airparif surveille heure par heure ses taux de pollution de dioxyde de soufre (SO2), les particules fines, les oxydes d’azote, l’ozone, le monoxyde de carbone (CO), les composés organiques volatils.
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