Vers 11h05 GMT, le contrat janvier du Nymex prend 0,08% à 49,80 dollars, après avoir dépassé 50 dollars pour la première fois en une semaine et atteint à 50,03. Les cours ont augmenté d’environ 50% depuis janvier et se situent à moins de six dollars de leur record de fin octobre.
A Londres, le Brent avance de 0,46% à 45,96 dollars après avoir pris 1,15 dollar lundi et effacé ses pertes de début de séance.
Plus de 280.000 barils par jour (bpj) de production pétrolière restaient interrompues dans la Mer du Nord mardi après la fermeture de gisements dans les secteurs norvégien et britannique à la suite de deux fuites de gaz distinctes.
Dans le secteur norvégien, la plate-forme pétrolière Snorre A de Statoil, qui produit 130.000 bpj, et le satellite Vigdis (75.000 bpj) devraient rester fermés pendant plusieurs jours, a annoncé le groupe pétrolier.
Dans le secteur britannique, la production de l’opérateur Marathon a été réduite d’environ 76.000 bpj, dont 36.000 bpj de Brae et le reste d’autres gisements utilisant l’infrastructure de Brae. La production de gaz a été réduite de quelque 850 millions de pieds cubes par jour.
Petro-Canada a fermé de son côté un gisement pétrolier de 160.000 bpj au large des côtes canadiennes sur l’océan atlantique la semaine dernière après une fuite de pétrole.
Concernant les stocks américains pour la semaine au 26 novembre, neuf analystes interrogés par Reuters anticipent en moyenne une hausse de 1,3 million de barils pour les produits distillés, de 400.000 pour le brut et de 1,5 million pour l’essence.
Le président de l’Opep Purnomo Yusgiantoro a estimé mardi que l’organisation devait envisager des mesures face à la diminution prévisible de la demande pétrolière au deuxième trimestre 2005, même si le prix du baril persiste à avoisiner les 50 dollars. L’Opep se réunira le 10 décembre au Caire pour faire le point de sa politique de production.
Purnomo a précisé que la production totale de l’Opep était de 30,5 millions de barils par jour (bpj), dont deux millions de l’Irak. Les quotas officiels de production de l’organisation, dont l’Irak est exclu, donnent une production théorique de 27 millions bpj. La production de l’Opep n’a jamais été aussi élevée depuis la fin des années 70, afin de freiner un cours du brut qui a augmenté de plus de 70% depuis la fin 2003 pour atteindre un record de 55,67 dollars le baril en octobre.