Le contrat décembre sur le brut léger américain cède 20 cents ou 0,43% à 45,91 dollars vers 6h30 GMT, portant à trois dollars ses pertes en trois jours. Par rapport au record de 55,67 dollars atteint fin octobre, la correction atteint maintenant 17%.
Le Brent mer du Nord, référence du marché londonien, recule de même de 14 cents (0,33%) à 42,15 dollars.
La reconstitution des stocks de brut aux Etats-Unis, premier consommateur mondial, a dissipé la crainte d’une pénurie pendant l’hiver. Les stocks américains ont augmenté de 22 millions de barils en sept semaines, grâce aussi au retour à la normale dans le Golfe de Mexique, et devraient avoir encore monté de 1,4 million de barils la semaine passée.
Les chiffres hebdomadaires que publiera à 15h30 GMT le département américain de l’Energie devraient aussi faire ressortir une hausse de 700.000 barils des stocks de produits distillés, fioul domestique compris, selon la prévision moyenne de 12 analystes interrogés mardi par Reuters.
"La météo a été plutôt clémente jusqu’ici, les stocks se reconstituent et les opérations de maintenance dans les raffineries touchent à leur fin - du coup les gens sont plus tranquilles", constate David Thurtell, spécialiste des matières premières chez Commonwealth Bank of Australia.
Le retrait rapide des cours du pétrole tient aussi à la hausse continue de la production de l’Opep, qui pompe au maximum de ses capacités. L’Iran, deuxième producteur du cartel, s’en est ému mardi et a demandé aux autres pays membres de ramener leur production au niveau de leur quota afin de soutenir les cours.
Les exportations de l’Irak devraient par ailleurs rester perturbées pendant un bon mois à la suite d’une nouvelle série de sabotages ayant visé l’oléoduc du nord du pays. Quelque 200.000 barils par jour peuvent y transiter actuellement contre environ 500.000 en début de mois.