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France - dimanche 28 mars 2004
Les chiffres noirs de la pollution de l’air

2003 trop beau, trop chaud aussi pour la qualité de l’air. Une année d’un nouveau type ?
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L’année 2003 aura connu de nombreux records en matière de pollution de l’air :
- un nombre exceptionnel d’épisodes de pollution,
- un indice de qualité de l’air ATMO plus fréquemment qualifié de « médiocre » que les années précédentes,
- un nombre record de dépassements de l’objectif de qualité pour l’ozone (O3).

Globalement, les concentrations moyennes annuelles de 2003 sont en hausse par rapport à celles de 2002, pour plusieurs polluants majeurs (l’ozone, le dioxyde d’azote et, dans une moindre mesure, les particules fines).

Autre fait marquant de l’année 2003, les valeurs limites définies par la réglementation française et européenne ont été dépassées pour la première fois : pour les particules à proximité du trafic routier et pour le dioxyde d’azote sur une station éloignée de toute source directe de pollution dans Paris.

Les émissions de polluants ayant peu changé, c’est à des conditions météorologiques d’un type nouveau qu’il faut attribuer ces mauvais résultats. Sont-elles accidentelles ou signe d’évolutions plus profondes, d’un changement climatique ? A suivre à partir de 2004...


En matière de pollution atmosphérique, le bilan de l’année 2003 s’avère particulièrement défavorable pour la qualité de l’air et tranche notablement par rapport aux tendances observées les années précédentes. Tant pour la pollution à l’ozone, restée dans tous les esprits à cause des épisodes de pollution à répétition enregistrés en 2003, que pour d’autres polluants problématiques de manière récurrente en Ile-de-France, en particulier le dioxyde d’azote, la période de canicule du mois d’août ne peut, à elle seule, expliquer ces niveaux de pollution en hausse.

Une année très particulière du point de vue météorologique, propice à la fois à l’accumulation du dioxyde d’azote et à la formation d’ozone

Selon Météo-France, du point de vue météorologique, 2003 a été une année exceptionnelle à plus d’un titre. En dehors de la période de canicule historique qui a touché l’Ile-de-France et une bonne partie de l’Europe durant la première quinzaine d’août, 2003 a été en moyenne une des années les plus chaudes depuis 50 ans en France. La durée d’ensoleillement a été exceptionnelle et les périodes anticycloniques ont été inhabituellement présentes, parfois plusieurs semaines d’affilée. La quasitotalité de la région, hormis l’extrémité Nord-Ouest des Yvelines, a ainsi connu une durée d’ensoleillement annuelle de 20 à 30% supérieure à la moyenne des dix dernières années.

Ces longues périodes de beau temps expliquent une pluviométrie globalement faible durant une grande partie de l’année. Par exemple février et mars ont connu de longues périodes ensoleillées, sèches et anticycloniques, tout comme l’été dans son ensemble. Mis à part le mois de mai, plutôt bien arrosé, les pluies sont restées généralement faibles. Même durant l’automne il a été rare d’observer une succession d’épisodes pluvieux importants. Ainsi selon Météo-France, le nombre de jours de précipitations et la quantité de pluies ont été nettement inférieures à la normale relevée en moyenne sur les 30 dernières années en Ile-de- France

Ces facteurs météorologiques se sont traduits par une fréquence plus élevée à la fois :
- de mauvaises conditions de dispersion des polluants, dues à la présence d’anticyclones : manque de vent et inversions de températures, créant un couvercle d’air chaud au-dessus de l’agglomération qui favorise l’accumulation des polluants près du sol,
- de conditions propices à la formation de l’ozone en été (ensoleillement important et vent faible), qui ont eu des répercussions fortes sur les niveaux de pollution relevés tout au long de l’année.

Pour en savoir plus :
AIRPARIF actualité N°22 ,


Sources : AIRPARIF
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