"Nos objectifs sont nos objectifs. Nous avons non pas des prévisions, mais des objectifs. Nous nous efforçons de les atteindre. Nous n’avons pas changé nos objectifs", a-t-il déclaré.
Fin juillet, lors de la présentation des résultats semestriels, le groupe avait revu à la baisse ses objectifs, indiquant qu’il tablait seulement pour 2003 sur un maintien, voire une amélioration, de sa marge opérationnelle par rapport à celle de 3,7% enregistrée au premier semestre.
Le groupe prévoyait à l’origine une marge automobile comprise entre 5,0 et 5,2% sur l’ensemble de l’exercice.
Le P-DG de PSA participait à l’inauguration de la nouvelle unité de peinture du centre de production de Mulhouse, d’une capacité moyenne de 87 véhicules/heure, dans laquelle le groupe a investi 250 millions d’euros.
Cette unité, qui augmente les capacités du site de production de la 206 et de la 307 - qui doit évoluer vers les voitures moyennes des deux marques -, est la première au monde, selon PSA, à mettre en oeuvre des apprêts colorés en poudre.
PAS DE REDRESSEMENT SPECTACULAIRE DU MARCHE
Cette technique d’application de la sous-couche qui sert d’apprêt aux laques permet de changer de teinte à chaque véhicule.
Interrogé sur les tendances du marché automobile, en baisse de 2,2% au niveau européen et de 8% pour la France au cours des huit premiers mois de l’année, Jean-Martin Folz a confirmé que rien ne laissait entrevoir un redressement spectaculaire.
"En France, en septembre, je ne vois clairement pas de signe de redressement spectaculaire. En Europe, nous sommes tributaires du marché britannique", a-t-il dit, expliquant que septembre était l’un des deux mois de l’année pour les changements d’immatriculation outre-Manche.
"Cette vision claire du marché britannique, nous ne l’aurons que dans les derniers jours (du mois)", a-t-il ajouté, précisant qu’il n’y avait "pas de signe d’une reprise significative du marché européen". "Nous devrions rester sur un marché relativement déprimé" a-t-il souligné.
Il a rappelé que les résultats de PSA étaient tributaires du niveau -actuellement élevé - de l’euro.
Il a en revanche refusé de s’étendre sur l’évolution des prix qui pourrait découler de l’entrée en vigueur, le 1er octobre, de la nouvelle réglementation européenne sur le statut des concessionnaires qui pourront vendre plusieurs marques.
Soulignant que l’argument souvent avancé pour modifier la réglementation tenait à la disparité des prix hors taxe d’un pays européen à l’autre, il a affirmé que celle-ci n’était destinée qu’à compenser les différences de fiscalité et s’est prononcé pour une harmonisation à l’échelle européenne.
"L’industrie automobile attend avec confiance et une impatience croissante que les autorités européennes veuillent bien créer un marché automobile commun", a-t-il dit.