Peugeot reste l’un des titres à privilégier dans le secteur. Tel est l’avis d’Adam Bothamley et Eshan Toorabally, les analystes en charge de la valeur chez HSBC . Leur objectif de cours ressort à 55 euros.
Peugeot est le deuxième constructeur automobile européen. L’activité du groupe est réparti en cinq pôles : l’automobile (82% du CA), l’équipement automobile pour lequel il est leader européen et numéro trois mondial du siège automobile, le transport (2%) et des activités diverses regroupant le financement, la production de cycles motorisés, de moteurs et véhicules blindés à roues et produits modulaires.
D’une manière générale, le bureau d’études est prudent sur les perspectives du secteur automobile. Les analystes rapportent que les volumes et les prix sont sous pression en Europe et ils craignent une sévère correction aux Etats-Unis. Fortement exposé à l’Europe, ils soulignent que le groupe est cependant parvenu à afficher une croissance solide en 2002 grâce au dynamisme des ventes hors de cette région et au succès des nouveaux modèles. Ils considèrent par ailleurs la non-exposition du groupe aux Etats-Unis comme un élément positif.
Ils notent par ailleurs les excellentes performances économiques du groupe. Celui-ci affiche un retour élevé des capitaux investis et est créateur de valeur. Cette situation est, précisent-ils, unique parmi les comparables du groupe (volumes et positionnement). Ils pensent que le modèle économique du constructeur réduit le risque d’une forte baisse cyclique des retours sur capitaux investis dans la mesure où les lancements de nouveaux modèles et l’expansion hors d’Europe de l’Ouest devraient tirer les volumes et les revenus alors que parallèlement les économies de coûts au niveau de la production (accroissement des plates-formes communes) permettront d’améliorer les marges de la branche automobile.
Malgré cette rentabilité économique élevée, les analystes soulignent que le titre reste décoté par rapport à ses pairs. La valeur d’entreprise ne représente que 16% des ventes prévues pour 2003, contre 20% pour Volkswagen et 21% pour la moyenne du secteur. Toujours selon leurs estimations, la valeur d’entreprise ne représente que 1,7x l’excédent brut d’exploitation attendu pour 2003 contre une moyenne de 2,2x pour le secteur. Pour eux, la valorisation actuelle traduit une anticipation trop pessimiste de forte dégradation cyclique de la rentabilité. A 55 euros, soit leur objectif de cours, ils précisent que le groupe serait toujours valorisé comme étant destructeur de valeur, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ils maintiennent donc leur recommandation ’Acheter’ sur la valeur qui est toujours préférée à Volkswagen et Fiat
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