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Juin-Août 2005
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Trollhättan, Suède - mardi 31 mai 2005
Saab soutient l’éthanol, une nouvelle étape vers des véhicules respectueux de l’environnement

Alors que l’industrie automobile entre dans son deuxième centenaire, elle s’approche rapidement du moment où une décision vitale doit être prise quant aux types de carburants à utiliser. Afin d’aider à la protection de l’environnement et se défaire de la dépendance aux produits pétroliers, Saab considère que l’éthanol est une voie viable vers laquelle se diriger.
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Jan-Ake Jonsson, Directeur Général de Saab estime que la Suède est en position de conduire un changement européen pour une production d’éthanol sur une grande échelle, une source d’énergie renouvelable qui est en harmonie avec l’environnement.

Saab soutient l’initiative gouvernementale pour l’encouragement à l’utilisation de l’éthanol en lançant son premier véhicule flexible (Flexible-Fuel Vehicle / FFV) sur le marché suédois. La Saab 9-5 BioPower utilise le carburant éthanol E85 ou de l’essence et ce, dans toutes les proportions possibles. Les livraisons clients débuteront en juin prochain.

« A court terme, je suis convaincu que l’éthanol est une solution viable pour le monde des transports » indique Jonsson. « Cela ne réclame pas l’introduction d’une nouvelle technologie coûteuse, les voitures peuvent et l’utilisent déjà, et ce carburant peut être distribué au travers des infrastructures actuelles »

Les véhicules fonctionnant à l’éthanol s’inscrivent dans la démarche en trois étapes de la stratégie globale de GM en matière de propulsion. A court terme, les améliorations apportées aux moteurs à essence ou diesel et aux transmissions, ainsi que l’utilisation de carburants alternatifs - comme l’éthanol - constituent la première étape. Les véhicules hybrides seront une autre étape et ceux fonctionnant avec une pile à combustible utilisant de l’hydrogène offriront l’ultime réponse pour la protection de l’environnement.

Perspective globale
Saab estime que nous sommes face à deux forces irrépressibles nous poussant à adopter l’éthanol : le besoin de combattre l’effet de serre, ou les changements climatiques et la nécessité de nous défaire de notre dépendance aux produits pétroliers, un produit fini dont la source pourrait, éventuellement, se tarir.

Les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) dus aux transports routiers sont reconnus comme étant les responsables principaux de l’effet de serre, provoquant un réchauffement global de la planète ainsi que des problèmes annexes. En Suède, par exemple, 40 % des émissions de CO2 sont dus aux transports routiers. Le Comité Economique Mondial pour le Développement Durable estime que le parc automobile mondial va doubler dans 20 ans à 1,5 milliard de véhicules, principalement du à l’émergence du marché chinois et autres marchés à fort développement potentiel.

Pourquoi l’éthanol ?
Les voitures fonctionnant à l’éthanol, issu de la distillation de plantes végétales et de la bio-masse, suivent les mêmes principes que celles utilisant de l’essence. Dans les deux cas, elles émettent du CO2, une conséquence inévitable du processus de combustion. Mais il y a une différence essentielle. Brûler de l’éthanol, dans son principe, permets de recycler le CO2 car il a été « enlevé » de l’atmosphère par photosynthèse durant le processus naturel de croissance des plantes. Alors que l’utilisation de carburants pétroliers ajoute de nouvelles quantités de CO2, celui qui s’était fixé dans les nappes pétrolifères dans le sol depuis des millions d’années.

L’équilibre naturel du niveau de CO2 a commencé à se modifier il y a plus de cent ans avec l’apparition de l’ère industrielle. La « Swedish BioAlcohol Fuel Foundation » (fondation suédoise pour les biocarburants) estime que ce processus, du à l’utilisation de carburant à base de produits pétroliers est largement responsable de cette fâcheuse situation génératrice d’une augmentation de 30 % du niveau global de CO2.

En cherchant des sources énergétiques alternatives, une réduction de ce “CO2 fossile” est donc essentielle. Saab estime crucial le rôle que peut jouer l’éthanol. Ce carburant est déjà en production aux Etats-Unis à partir de maïs et au Brésil à partir de canne à sucre, pays où General Motors do Brazil commercialise déjà l’unique Chevrolet Astra 2.0i Multipower, qui peut fonctionner aussi bien à l’éthanol qu’à l’essence et même au GPL.

En Suède, l’éthanol est produit à partir de maïs. La société ETEK (Etanolteknik AB), dans son usine de Örnsköldsvik est en train de développer un processus industriel pour la production d’éthanol à partir du bois et de résidus forestiers. L’OCDE estime qu’il existe suffisamment de ressources en biomasse pour produire des carburants « bio » comme l’éthanol et répondre aux deux tiers des demandes en matière de transports, à l’heure actuelle.

Afin d’éliminer complètement le CO2 fossile du cycle de l’environnement, les émissions provenant de la production commerciale de l’éthanol doivent aussi être minimiser. Des processus modernes de production sont à l’étude en vue du « zéro émission » lors de la production. Un succès rapide dépend du type de matière organique brute qui sera utilisée. L’usine ETEK utilisera des techniques énergétiques intensives, mais toujours dans la vision d’obtenir zéro émission.

Le rôle de l’Europe
Les dernières directives sur la taxation de l’énergie, à compter du 1er janvier 2004, appelle les gouvernements européens à appliquer une taxation réduite voire une exemption totale de taxes pour les carburants bio purs ou légèrement mélangés. Cela suit une directive précédente imposant aux gouvernements d’appliquer des mesures pour la fin de cette année 2005 afin d’utiliser environ 2 % de « bio carburants » par rapport au total consommé par les pays dans les secteurs du transport, avec comme objectif d’atteindre 5,75 % à l’horizon 2010.

“Les travaux à l’usine ETEK de Örnsköldsvik et dans d’autres établissements, l’introduction d’autobus urbains roulant à l’éthanol pur, les incitations fiscales pour les possesseurs de voitures « FlexFuel » et la création de plus de 140 stations de carburant distribuant du E85, conforte la Suède dans son rôle de leader européen du développement de l’éthanol comme solution à court terme » indique Jonsson.

“Le gouvernement suédois et toutes ses agences doivent être félicités pour avoir relevé le défi. Chez Saab, nous contribuons également à ce développement en proposant notre Saab 9-5 BioPower pour le marché suédois. Nous proposerons également des flottes de véhicules de démonstration aux autres marchés européens afin de stimuler le développement d’infrastructures. « L’éthanol est une première étape. C’est une voie qui nous permettra de passer des carburants pétroliers « obsolètes » aux nouvelles technologies qui sont en développement comme les véhicules à piles à combustibles.

Nous avons atteint un point crucial où des actions doivent être engagées si nous voulons éviter une crise concernant les besoins énergétiques pour les transports de demain »


Sources : Clean@uto.com
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