"Avec l’âge, l’acuité visuelle, l’acuité auditive, la rapidité des réflexes et la prise médicamenteuse peuvent gêner la conduite", a souligné le ministre en marge d’un colloque à l’Assemblée nationale sur "l’insécurité routière et ses conséquences médicales".
"Après 75 ans", le ministre s’est donc prononcé pour une visite médicale "tous les deux ans". Concernant les 18-75 ans, "j’attends les résultats d’un groupe de travail qui devra fixer" la périodicité des visites médicales, a-t-il expliqué.
"On fait bien un contrôle technique des véhicules à intervalle régulier" qui "est obligatoire", a-t-il noté. Pour autant, "il ne s’agit pas du tout d’aller vers des interdictions, mais vers des mises en garde" des automobilistes "qui ne se rendent pas suffisamment compte", a précisé M. Mattei.
Selon le ministre de la Santé, "ces visites d’aptitude à la conduite devraient être faites par des médecins de ville, des médecins généralistes", et elles "ne devraient pas être à la charge de la Sécurité sociale".
Interrogé sur une éventuelle nouvelle baisse du taux d’alcoolémie autorisé, Jean-François Mattei a réaffirmé que, si le taux actuel de 0,5g/l s’avérait insuffisant "alors nous n’aurions aucun scrupule à diminuer encore davantage le taux".
La route fait à l’heure actuelle 7.000 morts par an et 24.000 blessés graves. Parmi eux, une immense majorité auront des séquelles à vie, même bénignes ou psychologiques. Les assurances estiment le coût pour la collectivité à quatre milliards d’euros par an.