Le trafic était normal pour les bus, le RER et dans le métro à l’exception de quelques lignes où ne roulaient que trois rames sur quatre et de la coupure de l’interconnexion de Nanterre, selon la RATP.
Plus de la moitié des assemblées générales des agents de la RATP avaient voté jeudi la reprise du travail, tout en se réservant la possibilité de reprendre le mouvement après la présentation du projet en Conseil des ministres, le 28 mai.
La CGT, qui a conduit la grève à la RATP, envisage de se joindre au mouvement que comptent lancer les cheminots le 3 juin si le gouvernement ne renégocie pas sa réforme.
La poursuite de la grève, mercredi et jeudi, au lendemain d’une journée nationale de mobilisation, avait surpris les usagers, confrontés à d’énormes difficultés de transport.
Le ministre des Transports, Gilles de Robien, a dénoncé une "grève illégale" en raison de l’absence de préavis à partir de mercredi matin.
Le président du Medef, Ernest-Antoine Seillière, avait estimé sur BFM que "le désordre social et la paralysie de l’activité économique par la paralysie des transports, de la distribution, des postes et des services publics" risquaient de mettre la France "en récession si ça dure".