Trajet effectué avec un VTT d’abord, puis avec le vélo à assistance électrique.
Première impression
il n’y a pas photo, mes jambes ont bien fait la différence !
Côté Look
Un vélo style hollandais, assise et maintien bien plus confortable que le VTT ou VTC, équipé d’un panier à l’avant, bien pratiques pour y déposer les quelques courses quotidiennes.
Porte-bagages à l’arrière, éclairage et béquille sont bien entendus compris, comme on s’y attend pour un engin de ce style. Il est bien maniable, quoique un peu lourd, mais comme le sont les vélos de cette catégorie-là (usage déplacements et non sport).
Côté utilisation
La mise en route est simple : un boîtier de commande sur le guidon, un bouton on / off, un voyant témoin d’allumage, 2 positions d’assistance visualisées par le type de clignotement du voyant.
Doté d’un très bon freinage, les premiers coups de pédale sont étonnants : en effet, la fonction d’assistance électrique a un côté surprenant voire intrigant dans le sens où il faut quand même pédaler pour la ressentir, mais en même temps le pédalage n’est pas ressenti comme une difficulté....
En fait elle me fait penser à la sensation que l’on a quand quelqu’un vous pousse dans le dos pour vous aider à avancer.... Sur le plat, la sensation est un pédalage régulier et sans effort puissant.
Dans les côtes, on se sert des vitesses comme un vélo normal, mais l’assistance soulage vraiment l’effort. L’assistance électrique permet de ne plus redouter l’arrivée d’une côte.
Dans mon essai des 2 vélos, mon traditionnel VTT m’a laissée pantelante à l’arrivée, tandis que je suis arrivée non essouflée avec l’e-Bike Gitane. Les deux positions d’assistance électrique possibles permettent de moduler les efforts ou la distance à parcourir.
Les trois vitesses disponibles permettent une adaptation en fonction de la déclinaison. Le passage des vitesses est quelque fois difficile, mais il y a un léger temps d’adaptation au maniement des vitesses de l’engin.
La sensation la plus géniale est celle de redécouvrir le bien-être du vélo en tant que véhicule de déplacement, dans une zone rurale, qui plus est montagneuse, où la byciclette n’est quasiment utilisé que comme activité sportive (route ou VTT).
Avec un tel engin, on n’hésite plus à aller à la poste, acheter son pain, ses légumes frais et son journal, voire tout simplement à aller rendre visite à un ou une amie !
Les éventuels freins à une acquisition
Il est dommage qu’un vélo de cette gamme-là ne soit pas équipé d’office d’un compteur et surtout d’un rétroviseur.
En effet il s’adresse selon moi à une utilisation sur route, qu’elle soit rurale ou urbaine. Dans mes essais, j’ai été gênée par cette absence.
Côté pratique, Il existe un problème de cohabitation entre la commande électrique et la sonnette placées toutes deux sur le guidon gauche. Placée sur le guidon droit, la sonnette n’est pas très pratique d’utilisation puisque faite pour être à gauche...
Enfin, bien-sûr, le souci de la durée des batteries est tout de même présent. Car, dans nos territoires à déclinaison forte, la "panne de carburant" peut fort bien ne pas du tout être appréciée si le vélo n’est pas notre sport favori !
Côté prix, l’assistance électrique se paye, c’est plus du double que celui d’un vélo hollandais classique : 999 euros.
Mais je pense qu’il ne faut pas comparer avec un vélo classique puisqu’il n’a pas la même fonction.
Cependant, il me semble qu’un prix autour de 700/800 euros serait plus raisonnable...