L’objectif de production envisagé est de 200.000 à 250.000 véhicules par an, ajoute le journal.
Après la mise au point de ce nouveau modèle, le groupe Nissan mettrait un terme à ses relations avec Isuzu, qui lui fournit actuellement chaque année 4.000 camions de deux tonnes "Elf".
Nissan Diesel, détenu à 22,5% par Nissan Motor (lui-même contrôlé à 44,4% par Renault ), ne produit actuellement que des poids lourds d’au moins quatre tonnes.
Tant chez Nissan que chez sa filiale, on déclare que rien n’est encore décidé, en reconnaissant toutefois l’existence de négociations.
L’information a fait progresser de 9,86% le titre Nissan Diesel et de 1,24% celui de sa société mère jeudi en Bourse de Tokyo. En revanche, Isuzu a reculé de 5,1%.
Nissan Diesel, consideré comme l’un constructeurs de véhicules utilitaires les moins importants du Japon, est particulièrement touché par le marasme du marché intérieur japonais, réduit de moitié par rapport à ce qu’il était pendant la "bulle" économique des années 1980.
Mais la conjoncture a amorcé un redressement ces derniers mois, grâce au renouvellement du parc avant l’entrée en application en 2005 de normes anti-pollution plus strictes.
Grâce à l’amélioration de ses ventes, Nissan Diesel a déclaré jeudi avoir réduit à 3,3 milliards de yens (27,39 millions de dollars) sa prévision de perte nette pour l’exercice au 31 mars, contre une prévision antérieure de quatre milliards de yens.
Sa dette devrait également se réduire à 387,5 milliards de yens, au lieu des 395 milliards prévus en novembre.