Exclusif : les nouveaux modèles 100% électriques dévoilés en avant-première
Les récentes déclarations du PDG du groupe Renault-Nissan, Carlos Ghosn le laissaient pressentir :
" le marché des voitures électriques existe mais nous ne sommes pas présents, Il y a aujourd’hui une demande assez forte, une demande pour les voitures à zéro émission mais il n’y a pas d’offre", malgré un marché annuel mondial qu’il évalue à 10 millions d’unités ".
Pour répondre à cette demande, alors que toute la profession attendait des Nissan électriques, Renault prend tout le monde de vitesse et présente des voitures électriques de nouvelle génération, développées à partir de plate-formes éprouvées.
Au cœur du développement des nouvelles voitures électriques de Renault le Technocentre français
Le centre de Recherche et Développement de Renault regroupe deux structures : le Technocentre de Guyancourt et le Centre Technique d’Aubevoye.
Depuis 1998, tous les modèles de la future gamme prennent naissance dans ces lieux. Immense complexe à l’architecture novatrice, il abrite tous les acteurs "amont" et "aval" impliqués dans la conception : Ingénierie et Design, mais également Achats, Fabrications, Informatique, Logistique et Service.
Des moyens techniques impressionnants :
12 000 personnes dont 3000 fournisseurs et prestataires
150 hectares
12 bâtiments
2 000 stations de conception assistée par ordinateur
2 murs d’images numériques à échelle 1
1 000 salles de réunion
Des batteries révolutionnaires pour des performances de haut de gamme
Fidèle à sa stratégie de partenariat tout azimut, après le Project Better Place en Israël pour un réseau électrique de recharge des batteries, NEC au Japon pour les futures batteries de Nissan, Carlos Ghosn s’est tourné cette fois vers une entreprise américaine pour les batteries des nouveaux modèles lancés très prochainement par Renault sur le marché européen.
La faiblesse du dollars rend en effet très compétitives les nouveaux producteurs de batteries américains qui bénéficient de gigantesques investissements effectués par le gouvernement fédéral.
Cette entreprise très discrète fait partie de l’United States Advanced Battery Consortium créé en 1991, ce qui en dit long sur l’expérience acquise par cette start-up d’un nouveau genre.
Des batteries tri-polaires
Le secret a été bien gardé, tant du côté américain que français, vus les enjeux colossaux que représente une avancée technologique sur les batteries qui sont au cœur des performances de toute nouvelle voiture électrique.
Nous avons pu nous procurer quelques illustrations qui précisent la technologie déployée par Renault et son nouveau partenaire.
Les premiers prototype sont équipés de batteries tri-polaires au plomb cobalt qui ont pour avantage de fonctionner dans une large plage de température, d’avoir une densité d’énergie équivalente aux technologies Lithium pour un coût de production réduit.
Des prototypes opérationnels prêts pour un marché de masse.
La grande nouveauté des modèles présentés par Renault est de faire appel à des modèles existants, produits en très grande série, parfaitement adaptés à une transformation en véhicule électrique d’entrée de gamme.
Car Renault vise un marché colossal, 10 millions d’unités d’après Carlos Ghosn.
La date de commercialisation n’est pas annoncée à ce jour mais vu l’état d’avancement du projet il y a fort à parier que les première livraisons auront lieu avant la fin de l’année 2008, à un prix très compétitif.
En exclusivité pour Clean-Auto.com les premières photos de la nouvelle Renault Electrique.
Le site Internet du partenaire américain de Renault pour ces voitures électriques de nouvelle génération :
Apollo Energy Systems
Pour en savoir plus :
Cet article a été publié le 1er Avril 2008
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