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Mai 2003
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Londres - mardi 15 avril 2003
Volkswagen réorganise son directoire, ne rachètera pas Scania

Le constructeur automobile Volkswagen a déclaré qu’il pourrait procéder à un nouveau partage des responsabilités au sein de son directoire et écarté l’idée de racheter les 45% du constructeur suédois de poids lourds Scania mis en vente par Volvo.
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Dans une interview au Financial Times, le président du directoire du groupe allemand, Bernd Pischetsrieder, annonce qu’il va commencer avec "une feuille de papier vierge" en remaniant l’organigramme de la direction du groupe.

"Nous allons réexaminer l’organisation dans son ensemble pour déterminer s’il est juste ou non d’avoir un niveau de responsabilités à l’échelon régional, comme c’est le cas à l’heure actuelle, et s’il est juste ou non d’avoir un niveau de responsabilités pour chaque marque", déclare-t-il au quotidien britannique.

Pischetsrieder a quitté BMW (Xetra : 519000.DE - actualité) pour prendre les rênes de VW, premier constructeur automobile européen, il y a précisément un an.

Un porte-parole de Volkswagen a précisé que les commentaires du président faisait davantage référence à la structure du marketing et des ventes plutôt qu’à celle du directoire.

Même avant de prendre ses fonctions, Pischetsrieder avait déjà présenté une nouvelle stratégie marketing visant à clarifier l’indentité des différentes marques du groupe, parmi lesquelles Audi (Xetra : 675700.DE - actualité) , Skoda, Lamborghini, SEAT (Milan : SPG.MI - actualité) et Bentley.

Ses détracteurs lui reprochent d’avoir été incapable jusqu’ici d’imposer son autorité sur l’entreprise.

Les nombreuses marques de VW ont été acquises pour la plupart sous l’égide de l’ancien président Ferdinand Piech, dont la "stratégie de plate-forme" a fait l’objet de nombreuses critiques.

Celle-ci était destinée à économiser sur les coûts de production en construisant différentes voitures à partir d’une même base, mais elle présente l’inconvénient de diluer l’identité de chacune des marques.

La semaine dernière, VW a annoncé le départ de son directeur des ventes et du marketing Robert Büchelhofer en raison d’un différend sur la stratégie commerciale employée.

Büchelhofer était considéré comme l’un des responsables les plus critiques de la politique suivie par Pischetsrieder. Les relations entre les deux hommes étaient déjà houleuses du temps où ils travaillaient tous deux chez BMW.

Volkswagen a déclaré ne pas avoir encore trouvé de successeur à Büchelhofer. Celui-ci avait rejoint le directoire du groupe en 1995 et supervisait aussi la région Asie-Pacifique.

"NOUS N’ACHÈTERONS JAMAIS" SCANIA

Pischetsrieder a également écarté dans le FT l’idée d’un rachat des parts de Scania mises en vente par Volvo, en soulignant que l’actuelle participation stratégique de son groupe dans Scania lui donnait déjà une ouverture sur l’activité de gestion de flottes pour les temps à venir.

Les ventes d’utilitaires et de camions sont aujourd’hui de plus en plus destinées à des sociétés contrôlées par les constructeurs et spécialisées dans la gestion de flottes.

"Je n’ai pas du tout besoin pour cela d’être propriétaire de Scania. Je n’ai pas besoin d’en détenir plus que ce que j’ai aujourd’hui...nous ne l’achèterons jamais", a-t-il déclaré.

Le constructeur allemand détient environ 18% du capital en actions de Scania et 34% de ses droits de vote.

Il était considéré comme un candidat possible pour la participation de Volvo, aux côtés du groupe allemand de construction mécanique MAN et d’Iveco, la filiale poids lourds du constructeur italien Fiat (Milan : FIA.MI - actualité) .

Les autorités de tutelle ont exigé du suédois, deuxième constructeur mondial de poids lourds, qu’il cède ses parts dans Scania d’ici le début de l’année prochaine.

Pischetsrieder avait déclaré que Volkswagen conservait ses options ouvertes au sujet de sa présence dans Scania, à savoir vendre complètement ses parts, les conserver en l’état ou monter au capital.


Rédacteur : François Deoun
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