=> 6 juin : L’Opep relève son plafond, les cours du brut reculent.
Le prix du baril est ensuite retombé en début d’après-midi à environ 38,5 dollars sur le marché à terme américain, contre 39,96 dollars la veille en clôture.
=> 8 juin : Les prix du pétrole rebondissent sur des incidents en Irak.
Les prix du pétrole, qui étaient en baisse dans la matinée, ont rebondi mardi à la mi-journée après une attaque sur le principal oléoduc d’exportation du nord de l’Irak. le baril de Brent pour livraison en juillet progressait de 49 cents à 36,45 dollars à Londres. A New York, le baril de brut avançait de 44 cents à 39,10 USD.
=> 14 juin : Les prix du pétrole brut ont nettement baissé lundi sur le marché à terme de New York.
En dépit des attaques terroristes en Irak et en Arabie Saoudite, alors que les investisseurs sont confiants dans une augmentation à venir de l’offre de brut et de produits pétroliers. Nymex 37,59 $
=> 15 juin : Panique sur le marché pétrolier après un sabotage en Irak.
Les cours sont montés jusqu’à 38,40 $ à New York après l’annonce de l’attentat.
=> 17 juin : Les prix du pétrole montent après un nouvel attentat à Badgad.
37,73 USD en séance électronique.
=> 29 juin : Les prix du pétrole s’effondrent après deux mois de flambée.
Les prix du brut ont abandonné près de deux dollars, pour se retrouver à leur plus bas niveau depuis avril, et ils semblent encore s’orienter à la baisse. en séance électronique à New York, il perdait 33 cents à 35,91 USD.
=> 30 juin : Le pétrole bondit (+1,39 USD à 37,05 dollar) après une baisse surprise des stocks US.
"Je ne serais pas surpris de voir les cours retomber demain" affirme un analyste.
=> 1er juillet : Les prix du pétrole s’envolent, éteignant les espoirs de fin de flambée.
A New York, le baril de brut de référence a pris 1,69 dollar à 38,74 dollars, après un gain de 1,39 dollar la veille. "Le ministre saoudien du pétrole a dit que l’Opep ne voyait pas la nécessité d’augmenter plus leur production, ce qui a stoppé le déclin des cours"
=> 6 juillet : Nouvelle hausse des prix du pétrole.
Les cours du brut ont encore augmenté mardi pour s’établir à leur plus haut niveau depuis un mois : toujours soutenus par les ennuis financiers du premier groupe pétrolier russe Ioukos, l’insécurité en Irak et enfin, dernier avatar : une menace de grève dans le secteur pétrolier au Nigeria. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le prix du baril de brut pour livraison en août prenait 91 cents à 39,30 USD en séance électronique.
=> 8 juillet : Hausse des prix, les stocks US déçoivent.
Les cours continuent de s’inscrire en nette progression jeudi après midi, à New York où le prix du baril de light crude oil progresse de 50 cents à 39,58 USD
=> 15 juillet : L’Opep annule sa réunion ministérielle du 21 juillet à Vienne.
Le brut pour livraison en août baisse de 35 cents à 40,62 USD à New York.
=> 16 juillet : Le pétrole reste proche des records de début juin.
Le baril de brut pour livraison en août a cédé 20 cents pour clôturer à 40,77 dollars. C’est surtout le fait que l’Opep est presque arrivée à sa pleine capacité de production qui inquiète les investisseurs, car ils se disent qu’il n’y a plus de marge de manoeuvre en cas de sérieuse perturbation de l’approvisionnement.
=> 20 juillet : Le brut retombe sous 41 USD (40,86 USD) après avoir frôlé un record à 42,30 USD.
"Le mouvement a été essentiellement technique a déclaré un analyste. Les prix du pétrole ne devraient pas atteindre 50 dollars le baril, selon un ministre koweitien.
=> 22 juillet : Bond du pétrole sur craintes liées à Ioukos et à l’offre mondiale.
A New York, le baril de brut pour livraison en septembre a pris 78 cents à 41,36 USD. "Beaucoup de ces gains viennent d’achats de la part de spéculateurs, qui ont trouvé avec Ioukos une raison pour faire grimper à nouveau les prix". Ioukos produit 1,7 mbj de brut, soit près de 20% de la production russe totale. Pour un analyste, les "hedge funds " (fonds spéculatifs) espèrent voir les prix atteindre 50 dollars, mais vont-ils y arriver ?".
=> 28 juillet : Le prix du baril a battu un nouveau record à la hausse mercredi, à 43,05 $ US à New York.
Sous l’effet des inquiétudes concernant les réserves américaines et mondiales et la menace d’un arrêt de la production du groupe russe Ioukos.
La compagnie, en redressement fiscal, a averti que sa production pourrait être interrompue dans les prochains jours.
=> 30 juillet : Nouveaux records des prix du pétrole, Ioukos reste au coeur des inquiétudes.
Le brut de référence américain pour livraison en septembre a atteint un nouveau record absolu à 43,34 dollars le baril lors des échanges électroniques, battant son précédent record établi mercredi à 43,05 USD en séance.
=> 2 Août : Record du prix du pétrole à 43,8 dollars le baril.
C’est la combinaison d’une nouvelle grève sur des plate-formes en Norvège, une éventuelle tempête dans le golfe du Mexique et la saga de Ioukos qui continue. Les opérateurs sont sceptiques quant à la poursuite de la production de Ioukos et les gens sont nerveux car il n’y a pas de capacité excédentaire dans le monde actuellement. L’élément le plus inquiétant aux yeux des marchés reste les tensions persistantes au Proche-Orient.
=> 3 août : Le baril de brut flambe, le marché du pétrole est en pleine ébullition.
Le brut de référence américain a franchi le seuil des 44 dollars le baril, une première depuis le début des échanges en 1983. Ce sont des problèmes liés à l’offre qui sont en cause. Le rebond de la demande ne se résume pas simplement au rôle des Etats-Unis et de la Chine, mais bien à une accélération du cycle économique au niveau mondial. Même si les problèmes d’approvisionnement sont importants, l’accroissement de la demande mondiale a un impact beaucoup plus significatif sur le niveau des prix et démontre l’incapacité de l’offre à suivre l’explosion de la consommation.
=> 4 août : L’Opep ne peut pas produire plus et entretient les craintes de pénuries.
En effet les pays de l’Opep, qui représentent environ 40% de l’offre mondiale, ne sont pas loin de leur capacité maximale, produisant près de 30 millions de barils par jour (mbj). Les capacités de production inutilisées par l’Opep ont considérablement diminué en 2004, alors qu’en 2003 l’Opep disposait de marges de manoeuvre à court terme. La demande pétrolière mondiale n’a cessé de croître. Elle devrait atteindre selon les dernières statistiques de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), 81,4 mbj contre 78,9 mbj l’an dernier. « La Chine est devenue l’an dernier le deuxième pays consommateur de pétrole au monde après les Etats-Unis, dépassant le Japon »
=> 5 août : Plus qu’un choc, un avertissement, le pétrole bat record sur record.
Le brut léger a atteint 44,30 dollars à New York, les plus hauts niveaux jamais enregistrés sur les marchés à terme depuis leur création dans les années 1980.
La barre des 50 dollars, qui paraissait très lointaine il y a un ou deux mois, semble désormais toute voisine. Plus nous brûlons du pétrole, moins il en reste sous nos pieds !
=> 9 août : Les tensions en Irak font de nouveau monter le prix du pétrole.
Les cours du pétrole repartent à la hausse alors que le soulèvement chiite en Irak menace des intérêts pétroliers, ravivant les craintes sur l’approvisionnement du marché mondial. Un record de 44,77 dollars. Le marché craint des perturbations des livraisons du Venezuela à l’occasion du référendum organisé le 15 août sur le sort du président Hugo Chavez.
=> 10 août : La désorganisation du marché fait flamber les cours.
Les événements en Irak, Venezuela et Russie se conjuguent à la croissance économique chinoise • Le mécanisme de régulation des prix de l’Opep est inopérant. Le baril a dépassé les 45$ à New York.
=> 13 août : Le baril explose et les cours débordent.
Le marché est tendu, la capacité de production et les infrastructures sont inférieures à ce qui est souhaitable. La demande globale de pétrole, tirée notamment par les besoins croissants de la Chine, augmenterait cette année de 2,5 millions de bpj. Cette accalmie pourrait être de courte durée sous les coups de la guerre en Irak et des déboires de Ioukos. Le pétrole brut a battu record sur record hier sur le marché de New York pour culminer à 45,75 $ le baril.
=> 15 août : Le brut n’en finit plus de grimper.
Aux démêlés judiciaires du groupe russe Ioukos et à l’instabilité en Irak s’ajoute un cyclone qui s’approche des côtes américaines dans le Golfe du Mexique et qui a déjà entraîné l’évacuation de plusieurs plate-formes de production pétrolière. Les experts craignent que le référendum au Venezuela, qui décidera du maintien au pouvoir ou non du président populiste Hugo Chavez, n’entraîne une nouvelle grève dans le secteur pétrolier du pays.
Un cumul de facteurs qui a fait bondir le pétrole de record en record jeudi. A New York, le baril de brut a culminé à 46,65 dollars en séance. Un baril de brut à 50 dollars "est une possibilité tout à fait envisageable".
=> 16 août : Détente des cours du brut après la victoire annoncée de Chavez.
Le baril de brut léger américain pour livraison septembre perd 27 cents à 46,31 dollars le baril vers 9h30 GMT, après avoir atteint en Asie 46,91 dollars, un nouveau record depuis la création du contrat à terme sur le Nymex il y a 21 ans.
=> 17 août : La Chine change la donne.
Le Brent à 42,40 dollars le baril et le brut léger (US Crude) à 46,03 dollars le baril.
La Chine manque tragiquement de pétrole (à peine 2,1 % des réserves mondiales). Le pays a désormais doublé le Japon, devenant le deuxième importateur derrière les Etats-Unis. Ce pays est responsable de 40 % de la hausse de la demande mondiale de brut au cours de l’année passée car le nombre d’automobiles là-bas ne cesse de croître (+ 80 % l’an dernier !). Résultat, la dépendance pétrolière du pays, de 50 % aujourd’hui, pourrait passer à 70 % en 2020. Plus de 40 dollars pour le baril de brent à Londres, davantage que lors de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990 !
=> 18 août : Le brut léger américain franchit le seuil record de 47 dollars.
Le Brent à 42,99 dollars le baril et le brut léger (US Crude) à 46,75 dollars le baril.
Le prix moyen du brut léger américain depuis le début de l’année, soit 38 dollars, s’approche peu à peu des 43 dollars (après ajustement de l’inflation) touchés en 1974 lors du premier choc pétrolier. La Thaïlande prépare des projets d’incitation à la baisse de la consommation de carburant et la Corée du sud pourrait également baisser le niveau de ses taxes sur les produits pétroliers, afin de protéger son économie.
=> 19 août : Un scénario de "choc pétrolier" envisageable, selon l’IFP.
Le Brent à 43,60 dollars le baril et le brut léger (US Crude) à 47,80 dollars le baril.
Un nouveau choc pétrolier est possible en 2005 en cas de "déstabilisation majeure" dans l’un des grands pays exportateurs, selon l’Institut français du pétrole (IFP), qui table cependant plutôt sur une poursuite de la tendance actuelle. Le brut américain a atteint de nouveaux records sur 13 des 14 dernières séances et le baril a gagné 10 dollars, soit 27%, depuis la fin juin. Le brut léger américain a gagné 60 cents au record de 47,35 dollars le baril avant de revenir à 46,95 dollars. A Londres, le Brent à position octobre a gagné 41 cents à un nouveau pic de 43,40 dollars le baril
=> 20 août : Le prix du baril s’approche des 50$.
Le Brent à 45,15 dollars le baril et le brut léger (US Crude) à 49,40 dollars le baril.
Les cours du pétrole ont dépassé pour la première fois aujourd’hui la barre des 49 dollars le baril à New York et atteint un nouveau record à 49,27 dollars en raison des inquiétudes sur la détérioration de la situation en Irak.
En tenant compte de l’inflation, le baril de brut coûte à peine huit dollars (6,51 euros) de moins que lorsque les prix flambaient à la veille de la première guerre du Golfe, en 1991.
Les analystes n’excluent plus désormais que le baril atteigne 60 dollars le baril (48,79 euros).
=> 25 août : Les prix du pétrole se stabilisent après les chiffres des stocks américains.
Le Brent à 42,28 dollars le baril et le brut léger (US Crude) à 45,25 dollars le baril.
Les prix du pétrole se sont stabilisés mercredi, sur un marché soulagé par l’annonce d’une hausse inattendue des réserves d’essence aux Etats-Unis, mais inquiet du crash suspect de deux avions en Russie et des problèmes continus en Irak.
=> 26 août : Les prix du pétrole accélèrent leur repli, malgré les sabotages en Irak.
Le Brent à 40,27 dollars le baril et le brut léger (US Crude) à 43,10 dollars le baril.
Les prix du pétrole ont accéléré leur repli jeudi, portant à plus de trois dollars le baril leurs pertes depuis le début de la semaine, malgré le sabotage de huit oléoducs en Irak qui, selon le marché, n’a pas affecté les exportations.
=> 27 août : Les cours du pétrole rebondissent après des sabotages en Irak.
Le Brent à 40,75 dollars le baril et le brut léger (US Crude) à 43,50 dollars le baril.
De nouveaux actes de sabotage en Irak ont provoqué vendredi un rebond des cours du pétrole après cinq séances consécutives de baisse.
=> 30 août : Le pétrole reste à plus de 43 dollars, l’Irak inquiète le marché.
Le Brent n’est pas coté lundi et le brut léger (US Crude) à 43,25 dollars le baril.
Le prix du baril de pétrole brut américain était en légère hausse lundi en raison des inquiétudes liées aux exportations irakiennes, toujours inférieures de plus de 30% à leur niveau normal après des actes de sabotage visant des oléoducs.
Illustration de la situation : les tableaux des records.
Certains "experts" se veulent rassurants : "après une hausse passagère, liée à une conjoncture particulière, tout va rentrer dans l’ordre".
Le fait est que les cours du pétrole sont en progression régulière et discontinue depuis 12 mois.
Un simple regard sur les courbes des prix est édifiant.
source Official Energy Statistics du gouvernement U.S.
Une forme Olympique et des causes multiples.
Comme nous pouvons le constater les causes évoquées sont multiples : incidents, attaques terroristes, sabotages en Irak et en Arabie Saoudite, baisse surprise stocks US, menace de grève dans le secteur pétrolier au Nigeria, ennuis financiers puis menaces d’un arrêt de la production du premier groupe pétrolier russe Ioukos, l’Opep arrive à sa pleine capacité de production, une grève sur des plate-formes en Norvège, la demande pétrolière mondiale en forte croissance, le soulèvement chiite en Irak, une craintes de perturbations des livraisons du Venezuela, les besoins croissants de la Chine, un cyclone qui s’approche des côtes américaines dans le Golfe du Mexique,et enfin de nombreuses inquiétudes sur la détérioration de la situation en Irak et la capacité de l’Irak à exporter son pétrole qui s’est considérablement érodé ces 15 derniers mois .
Depuis quelques mois ces nombreuses causes ont été avancées. Mais est-ce qu’elles sont suffisante pour expliquer les sommets actuels ?
Et si d’autres causes, plus discrètement énoncées par les experts poussaient les prix vers le haut de manière constante ?
Et si les interrogations sur les capacités réelles des pays producteurs à subvenir à la demande étaient fondées ?
Et si les volumes de brut extraits tous les jours étaient désormais plafonnés pour des raisons géologiques de déplétion de la ressource ?
Nous n’avons pas actuellement de réponses claires face à ces questions.
Que conclure de cet été agité sur le front du pétrole, sur ces "records Olympiques" de l’or noir ?
Il n’est pas à écarter d’imaginer que la situation actuelle perdure pendant 6 mois, 1 an, avant que les tarifs ne recommencent à progresser sous l’effet d’une demande en forte croissance et d’une offre qui devient de plus en plus limitée.
Alors ?
Pour nous, à Clean@uto, une conclusion s’impose : il est absolument nécessaire et urgent d’orienter radicalement les choix en terme de transport, collectifs et particulier, vers des solutions économes, très économes, en ressources fossiles en général et en pétrole en particulier.
Il est grand temps de déployer rapidement des stratégies d’investissement vers des véhicules à faible consommation, diesel, essence, hybrides, GPL et GNV, électriques, à hydrogène...
Bref tout ce dont nous parlons dans ces pages depuis notre premier numéro.
Comment pensez-vous orienter ces choix autour de vous ?
Faites nous part de votre avis, de vos commentaires sur ce sujet.